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XVI. L’architecture française au XVIIIème siècle

1. Repères:

Le style Régence succède au style Louis XIV entre 1715 et 1755. Apparaît ensuite le style Louis XV (style rococo à partir de XIXème siècle).
Entre 1755 et 1800, l’architecte connaît une période néo-classique, très influencée par les découvertes archéologique de Pompéi et d’Herculanum.

2. Généralités:

Construction de riches hôtels particuliers. Un grand soin est attaché à la décoration intérieure (ébénisterie, orfèvrerie).
Création de la Manufacture Royale des Gobelins (développement des arts décoratifs).
Grands édifices publics.

L’utopisme:

Cherche à concrétiser l’idéal de progrès et de rationalité de la philosophie des Lumières dans des projets d’urbanisme ou d’architectures.
Travaux globalement restés à l’état de projets.
Mouvement très moderniste avant l’heure (pré industriel), mais néanmoins attaché au passé (reprenant des éléments de l’architecture classique de l’Antiquité et de la Renaissance).
Les édifices cherchent à être les plus fonctionnels possibles, éliminant les éléments décoratifs superflus.
Mélange des solutions les plus “modernistes” avec le goût pour les formes classiques, et donc antiques.
La Saline Royale d'Arc-et-Senans constitue un des premiers essais d’urbanisme industriel.

L’architecture révolutionnaire cherche à rendre immédiatement visible la fonction mais aussi de symboliser l’utilité générale pour le bien commun.
=> l’architecture est l’affaire de tous les citoyens, et possède un sens éminemment politique.

3. Thèmes et styles:

Jardins “à l’anglaise” (la nature se développe librement).
Rejet des styles rococo et baroque.
Canons de l’Antique remis au goût du jour avec les découvertes archéologiques de la période romaine (proportions, décor, style).

4. Techniques:

Colonnes, frontons, portiques.
Règles de construction classiques académiques.

5. A connaître:

Jacques Antoine (1733 - 1801), Hôtel de la Monnaie, Paris.
Jean Aubert, Hôtel Biron (actuel Musée Rodin, Paris), Grandes Ecuries du Château de Chantilly.
Bellanger, Pavillon de Bagatelle.
Pierre-Alexis Delamair (1675 - 1745), Hôtel de Soubise, Paris.
Jacques-Ange Gabriel (1698 - 1782), place Louis XV (actuelle place de la Concorde), Petit Trianon, Versailles, Ecole Militaire, Paris, place royale, Bordeaux.
Jacques Gondouin (1737 - 1818), Ecole de Médecine, Paris.
Victor Louis (1731 - 1811), le Grand Théâtre, Bordeaux.
Richard Mique (1728 - 1794), le Belvédère ou le Pavillon de Musique, le hameau de la Reine, le temple de l’amour, jardins de Versailles.
Emmanuel Héré, place Stanislas, Nancy.
Marie-Joseph Peyre de Wailly (1730 - 1785), Théâtre de l’Odéon.
Jacques-Germain Soufflot (1713 - 1780), le Panthéon, Paris.

Architecture utopique et révolutionnaire:

Etienne-Louis Boullée (1728 - 1799), Cénotaphe de Newton (1784).
Claude-Nicolas Ledoux (1736 - 1806), Pavillon de Madame de Barry (1770), Louveciennes, Ecuries de Madame de Barry, Versailles, Château de Benouville (1768 - 1777), Normandie, Théâtre de Besançon (1778 - 1784), Ensemble de la Saline Royale (1775 - 1779), Arc-et-Senans, pavillons d’entrée des anciennes barrières de Paris.

XV. L’architecture française au XVIIème siècle

1. Repères:

En architecture, ce siècle reste classique en France.
Dominante dans les grandes villes, elle sera symbolisée par le Château de Versailles qui est la référence de l’art français de cette période.

2. Généralités:

On a coutume d’opposer le classicisme au baroque mais les oeuvres classiques, de part leur monumentalité et leur inventivité, ne s’éloignent pas tant du baroque.
Les architectes français de la première moitié du XVIIème siècle épurent leurs édifices (simplification du plan par diminution progressive des ailes, recherche des horizontales, emploi réfléchi des ordres).
L'immense chantier du Château de Versailles combine art classique et art baroque.
Château à trois corps de bâtiments, grands ensembles harmonieux, premières places royales.

Art monarchique:

- art officiel, au service du seul Roi.
- créations d’organisme tels que l’Académie Royale de peinture et de sculpture (1648) et l’Académie d’architecture, qui renforce la centralisation.
- élaboration d’une doctrine par l’académisme qui fixe des règles esthétiques strictes.

3. Thèmes et styles:

Mouvement général de célébration du pouvoir.
Culte à l’Antique et à la nature, volonté d’ordre et d’harmonie, recherche d’une beauté idéale.
Jardins “à la française” (parterres, pièces d’eau géométriques disposées. Allées parsemées de sculptures).
Statues royales, souvent équestres.
Grands ensembles harmonieux, premières places royales.

4. Techniques:

Façades ordonnancées (strictement définies).
Organiser l’espace avec un certain rationalisme.

5. A connaître:

François Mansart (1598 - 1666), église du Val de Grâce, l'Hôtel Carnavalet, Paris.
Jules Hardouin Mansart, petit neveu de F. Mansart (1646 - 1708), Place des Victoires, Hôtel des Invalides, Paris, Château de Versailles.
Salomon de Brosse (1571 - 1626), Palais du Luxembourg, Paris.
Gabriel (1698 - 1792), Petit Trianon (vers 1764), Versailles.
Martellange (1569 - 1641), église Saint-Paul-Saint-Louis (1627), Paris.
Jacques le Lemercier (1585 - 1654), chapelle de la Sorbonne, Paris.
Le Nôtre (1613 - 1700), jardins “à la française” des châteaux de Versailles et des Tuilleries.
Le Vau (1612 - 1670), collège des Quatre Nations (institut), Paris, Château de Versailles.
Charles Perrault (1613 - 1688), Colonnade du Louvre, Paris.

Sculpture:

Coysevox (1640 - 1720), bustes de Louis XIV, de Colbert, de Vauban.

XIV. La peinture française au XVIIIème siècle

1. Repères:

Trois courants picturaux au sein de la peinture du XVIIIème siècle:
- le style rococo (sous le règne de Louis XV 1715 - 1774).
- le réalisme de Jean-Baptiste Chardin.
- le néo-classicisme qui assure la transition vers le XIXème siècle.
De grands bouleversement au sein de la pensée et de l’histoire des idées, avant la Révolution Française qui mettra à bas l’Ancien Régime.
Le siècle des Lumières affirme les forces de la Raison contre les forces de la superstitions et de l’ignorance.
Philosophes des lumières.
L’art cesse d’être royal ou religieux et les oeuvres apparaissent dans l'espace social (salons).

2. Généralités:

L’art rococo (rocaillle), correspond au style Louis XIV. Il apparaît principalement dans les domaines de l’architecture, du mobilier, les jardins mais également à quelques productions de la peinture française.
Le style rococo s’exprime dans la décoration avec des lignes contournées, des arabesques, des feuillages, des coquillages.
Plus subtil dans la peinture, on le remarque à travers l'éloignement de l’horizon classique et de l’emphase baroque (force expressive). Il règne une certaine légèreté et une certaine forme d’insouciance dans les toiles.
Attrait pour l’exotisme (anticipation sur la fascination romantique).
Les oeuvres rococo sollicitent les sens. Elles servent souvent à décorer les riches hôtels particuliers de la capitale => aspect ornemental.

3. Thèmes et styles:

Moins religieux que par le passé. Les scènes d’Histoire sont rares.
Nouvelles thématiques, les scènes de genre, avec la célébration de la vie d’ici-bas.
Jean-Baptiste Chardin quant à lui capte la beauté dans des scènes banales.
Le portrait est très en vogue, ainsi que des oeuvres érotiques et bucoliques.
Des chérubins, et des signes de l’amour sont très présents.

4. Technique:

Couleurs pastels, lignes incurvées.
On ne cherche plus à provoquer réflexion et méditation mais à plaire, enchanter, charmer, au moyen de couleurs riches et chatoyantes et en s’inspirant de la peinture vénitienne ou flamande.

5. A connaître:

François Boucher (1703 - 1770), Diane au bain ou Vénus dans la forge de Vulcain, Odalisque, la cage.
Jean-Baptiste Chardin (1699 - 1779), la raie, la pipe, la brioche, l’enfant au toton, autoportrait à la visière.
Jean Honoré Fragonard (1732 - 1806) la chemise enlevée, l'escarpolette, les lavandières.
Maurice Quentin de la Tour (1704 - 1788), portrait de Madame de Pompadour, autoportrait.
Antoine Watteau (1684 - 1721), pèlerinage dans l’île de Cythère, Gilles.

XIII. La peinture française au XVIIème siècle.

1. Repères:

On voit apparaître au XVIIème siècle différents courants picturaux, plus ou moins réalistes, plus ou moins en rupture avec les idéaux de la Renaissance:
- le caravagisme
- le classicisme
- l’atticisme

2. Généralités:

Le caravagisme est apparu au début de XVIIème siècle en Italie dans le sillage de l’oeuvre du Caravage (1572 - 1610). C’est un courant pictural au parti pris très réaliste. On notera l’effet dramatique sublimé par l’utilisation du clair-obscur dans certaines scènes.
En France, Georges de la Tour concilie à la fois un réalisme mais aussi une atmosphère de spiritualité intense.

Le classicisme est un mouvement de retour à la rigueur de la Renaissance et de l’Antiquité, en opposition au style baroque.
Recherche de la simplicité et de la pureté des formes. Valeur morale aux arts => ce qui conduit le spectateur à la méditation et à la réflexion.

L’atticisme est un mouvement propre à la peinture française dans les années 1647 - 1660. Il reprend la tradition du classicisme (idéal antique, sobriété de représentation), en éliminant l'austérité de celui-ci. En synthèse, on a:  - élégance des représentations
                         - clarté de la composition
                         - absence de mouvements et de passion trop vives
Il concilie l’art baroque et le classicisme qu’il adoucit par des couleurs attrayantes.

3. Thèmes et styles:

Caravagisme: Scènes de la vie du peuple.
Classicisme: Des sujets nobles (Histoire, Bible). Observation méticuleuse de la nature et connaissance des sciences.
Atticisme: Histoire, paysages, portraits...

4. Techniques:

Caravagisme: Clair-obscur.
Classicisme: Privilège du dessin sur les couleurs.

5. A connaître:

Le Caravage (1573 - 1610), la mort de la Vierge (1606), la diseuse de bonne aventure (1594).
Philippe de Champaigne (1602 - 1657), Richelieu, Ex-voto.
Charles le Brun (1619 - 1690), le chancelier Séguier, le sacrifice de Jephté (1665).
Les frères le Nain, le repas des paysans, la charrette de foin.
Claude le Lorrain (1602 - 1682), Marine au soleil couchant.
Eustache le Sueur (1616 - 1655), Clio, Euterpe et Thalie (1655).
Georges de la Tour (1593 - 1652), le tricheur, le nouveau-né.
Pierre Mignard (1612 - 1695), portrait de Molière.
Nicolas Poussin (1594 - 1655), les bergers d’Arcadie (1640), les quatre saisons, le jugement du roi Salomon (1649).
Simon Vouet (1593 - 1652), Loth et ses filles.

XII. L’art baroque (1580 à 1780 environ)

1. Repères:

L’art baroque naît d’abord dans l’architecture avec un certain goût pour l’extravagance.
A partir de Rome et Bologne => reste de l’Europe (France, Allemagne, Angleterre) et Amérique Latine => rayonnement en Autriche à partir du XVIIème siècle.
Il s’est répandu dans tous les pays catholiques.
La période baroque s’achève à la fin du XVIIIème siècle avec l’apparition du style néoclassique.

2. Généralités:

Le terme baroque (barroco en portugais désigne une pierre précieuse dont la forme est imparfaite) était à l’origine employé de façon péjorative pour caractériser un art manquant de rigueur, biscornu, difforme.
C’est une période très riche en nouvelles inventions et expérimentations picturales.
Tout est mis en oeuvre pour magnifier le pouvoir du catholicisme face à la dissidence protestante (nouvelle architecture, inventions techniques et esthétiques). Là est la caractéristique de l’art baroque.
Les oeuvres baroques sont monumentales et cherchent par leur complexité et leur gigantisme à produire un effet maximal sur le spectateur. On a une unité artistique, c’est à dire que tous les arts (architecture, peinture, sculpture...) participent à un effet d’ensemble pour élaborer un espace total, notamment les églises ou les cathédrales.
L’art baroque semble d’avantage s’adresse aux sens. Il cherche à produire des émotions et des chocs violents.

3. Thèmes et styles:

Iconographie religieuse présente dans les tableaux, essentiellement des figures rejetées par le protestantisme.
Couleurs vives, compositions complexes, absence de réalisme.
Corps torsadés ou allongés. On parle de maniérisme exacerbé.

4. Techniques:

Nouveau rapport entre le spectateur et l’oeuvre, plus mobile. Les grandes églises baroques offrent au spectateur des visions très différentes selon la perspective qu’il adopte.
Les oeuvres picturales cherchent à donner l’illusion de la profondeur, avec notamment l’art du trompe-l’oeil.
Détails, couleurs, courbes et contre-courbes, faux marbre.
Soin particulier apporté aux plafonds.

5. A connaître:

Architecture

Le Bernin (1598 - 1780), église de Saint André de Quirinal, intérieur de Saint-Pierre de Rome.
Knôbelsdorff (1699 - 1753), le château de Sans Souci, Postdam.
Mansart (1598 - 1666), le duc et le muet, le val de Grâce (1645 - 1710), Paris.
Nicolà Salvi (1697 - 1751), fontaine de Trévi, Rome.
Lukas von Hildenrandt (1668 - 1745), palais du Belvédère, Vienne.
Vignoble (1507 - 1573), église du Gèsu, Rome.
Christopher Wren (1675 - 1710), cathédrale Saint-Paul (1675 - 1711), Londres.

Sculpture

Le Bernin (1598 - 1780), Apollon et Daphné (1622 - 1625), Sainte-Thérèse d’Avila, la fontaine des quatre fleuves (1648 - 1651), portraits de François 1er d’Este, duc de Modène (1650 - 1651)
Pierre Puget (1620 - 1694), Saint Sébastien, Milon de Crotone (1672 - 1682)

Peinture

Le Greco (1541 - 1614), l’enterrement du comte d’Orgaz (1586), l’adoration des bergers (1614).
Paul Rubens (1577 - 1640), la vie de Marie de Médicis (1622 - 1625)
Pierre de Cortone (1596 - 1669), le Triomphe de la Sagesse Divine (1639).
Diego Velazquez (1599 - 1660), les Menines.
Giambattista Tiepolo (1696 - 1776)

XI. La peinture dans les pays du Nord (XVème - XVIIème siècles)

1. Repères:

Au XVème siècle, la peinture du Nord de l’Europe possède son style et son univers symbolique propre.
Réforme de 1517: séparation nette entre une Europe catholique et une Europe protestante.

2. Généralités:

L’illusion réaliste des maîtres flamands (reproduction quasi photographique de la réalité).
Ils excelleront dans la représentation méticuleuse de la réalité et dans l’art du portrait.
On représente le réel sans modification ni idéalisation, c'est ce qui caractérise entre autre un bon nombre d'oeuvres des pays du Nord. L’idéal est alors un beauté réaliste, "naturelle".
On trouve des scènes de la vie bourgeoise.
La connaissance scientifique est associée à une observation scrupuleuse de la nature.
L’autoportrait résume la pensée humaniste de la Renaissance ("qui s’intéresse à l’homme").

D’autres artistes demeurent cependant fidèle à un imaginaire médiéval, peuplé de mystères et d’êtres fantastiques.

Du fait du protestantisme, les peintres se trouvent devant l’absence de commandes religieuses et se tournent donc vers une peinture d’ordre naturaliste (scènes réalistes, quotidiennes); des scènes de genre.
Les personnages sont représentés en tenues réelles => rendu plus réaliste.
Le rendu de la lumière, la précision des détails rendent sensible un monde bien réel.

3. Thèmes et styles:

Les productions artistiques des pays protestants vont se démarquer de l’art du Sud de l’Europe, avec l’apparition de nouvelles thématiques:
- la peinture de paysage, une des contestantes des Pays-Bas et de l’Allemagne. Représentation de la nature avec un haut degré de fidélité, célébrant les beautés de la nature.
- les scènes de la vie quotidienne, à reproduire telle qu’elle est, sans magnifier la réalité.
- la nature morte, qui participe à la sacralisation du quotidien. Elle met en valeur le travail du peintre, le thème étant secondaire. L’effet pictural prime plutôt que la volonté narrative ou illustrative.
La nature morte symbolise la progressive autonomisation de la peinture.
- le portrait, genre dans lequel les peintres hollandais et allemands excellent.
- l’autoportrait, montre que le créateur est au moins aussi important que l’oeuvre.

La peinture à l’huile donne des tracés précis avec des aplats qui caractérise un effet réaliste.
Les peintres laisse apparaître leur touches notamment grâce à l’empâtement.

4. Techniques:

Peinture à l’huile permet de figurer avec précisions des détails sur un tableau. De plus, elle offre la possibilité de reprendre un tracé, du fait de son temps de séchage très long, et des couleurs éclatantes.

La peinture a tempera, à base d'oeufs, sèche rapidement.

Clair-obscur: effet de contraste produit par les lumières et le sombres des objets représentés.

5. A connaître:

Albrecth Altdorfer (1482 - 1538), la bataille d’Alexandre et Darius à Arbèles 1529.
Jérome Bosh (1453 - 1516), les sept péchés capitaux, la nef des fous, le jardin des délices.
Bruegel l’Ancien (v. 1525/1530 - 1569), une noce campagnarde, v. 1565.
Van Eyck (1390 - 1441), retable de l’agneau mystique (1432), vierge au chandelier Rolin, Arnolfini et sa femme.
Albrecth Dürer (1471 - 1528), la fête du rosaire (1506), l’Apocalypse (15 planches, 1498), Némésis (v. 1500), le chevalier, la mort et le diable, Saint Jérôme, la mélancolie (1514).
Grünewald (1475 - 1528), retable d’Issenheim (1516).
Frans Hals (1581 - 1666), la bohémienne (1628).
Hans Holbein (1465 - 1525), Sir Richard Southwell (1536), les ambassadeurs (1533).
Rembrandt (1606 - 1609), la mère de Rembrandt (1631), la ronde de nuit (1642), les syndics des drapiers (1662), la fiancée juive (v. 1665), Bethsabée (1654), le boeuf écorché (1655), autoportrait au chevalet (1660).
Jacob Van Ruisdael (1628/1629 - 1682), le coup de soleil.
Jan Vermeer, dit Vermeer de Delft (1632 - 1675), l’entremetteuse (1656), la jeune fille au verre de vin (v.1662), vue de Delft (v. 1681), la laitière (1660 - 1661), la ruelle (v.1661), la dentellière (1670 - 1671), dame debout à l’épinette (v.1670), l’astronome (v.1668).
Van der Weyden (1400 - 1464), la descente de la croix.

X. La Renaissance en France (à partir de 1495)

1. Repères:

C'est François Ier qui importera véritablement le mouvement de la Renaissance en France.
Le roi et son entourage ramènent avec eux de grandes oeuvres de maîtres italiens, des idées, des artistes et artisans transalpins.
L’école de Fontainebleau voit le jour vers 1530. Le style de cette école reprend en partie le maniérisme italien.

2. Généralités:

La France découvre en réalité un nouveau mode de vie, plein de raffinement et d’harmonie. Les châteaux moyenâgeux vont se transformer pour adopter de nouvelles normes de conforts et d’art de vivre et de nouveaux édifices vont être bâtis (châteaux de la Loire, reconstruction du Louvre, construction de l’hôtel de ville de Paris, château de Saint-Germain-en-Laye)
De la forteresse austère et guerrière, l’on passe aux palais princiers.

3. Thèmes et styles:

On retrouve des thèmes très allégoriques ainsi que des décors mythologiques.
On développe l’art du portrait (buste de personnages, décrits sans complaisance).

La Renaissance apparaît alors comme l’éveil de la culture laïque.

4. Techniques:

5. A connaître:

Architecture:

Châteaux de la Loire: Blois, Chenonceaux, Chambord.
Châteaux de Fontainebleau, de Saint-Germain-en-Laye.
Gilles le Breton, pavillon de la porte dorée, château de Fontainebleau.
Serlio (1475 - 1545), cour ovale, château de Fontainebleau.
Pierre Lescot (1515 - 1578), aile du Louvre.
Philibert Delorme (1510 - 1570), châteaux d'Anet et des Tuileries.

Sculpture:

Jean Goujon (1510 - 1570), Jubé de Saint Germain l’Auxerrois, Fontaine des Innocents.
Guido Mazzoni, tombeau de Charles VII, cathédrale de Saint-Denis.
Germain Pilon (1528 - 1590), résurrection du Christ, tombeau de Catherine de Médicis.

Peinture:

Jean Clouet (1475 - 1541), portrait de François Ier, d’Elisabeth d’Autriche.
Antoine Caron (1520 - 1591).
Primatice (1504 - 1570)
Rosso (1494 - 1540).

IX. La Renaissance italienne

I. La Renaissance en Italie (XV - XVIème siècles)


Introduction:

C'est un moment clé de l'histoire de l’art.
Quattrocento = XVème siècle.
Cinquecento = XVIème siècle.
A partir des années 1520 on voit apparaître un mouvement qualifié de maniériste, qui annonce la période baroque commençant à la fin du XVIème siècle.

Le terme Renaissance indique que l’art fleurissant en Italie rompt fortement avec le passé moyenâgeux, en puisant une source d'inspiration dans l’Antiquité.
On assiste à une redécouverte des richesses antiques en philosophie et en science dans un premier temps.
Apparaît alors une nouvelle vision du monde, l’humanisme, une nouvelle façon de peindre et de représenter le monde.
L’homme se réapproprie son passé et commence à s’interroger sur sa place au sein de l’univers, dans la nature. Réflexions intenses sur la beauté, le sens de l’existence humaine.

Apparition de l’imprimerie. (Gutenberg, 1450 - 1550)

L’art de la renaissance vise un idéal de beauté tout en restant soucieux d’une représentation fidèle de la nature.
La codification et la rationalisation des lois de perspective constituent une véritable révolution dans l’histoire de l’art.

Le statut et la fonction sociale de l’art évoluent profondément. Le statut de l’artiste également.
Valorisation de l’individualité, importance des écoles et des ateliers.

L’architecture, la sculpture et la peinture sont intimement liés durant la période de la Renaissance.

II. L’architecture italienne de la Renaissance

Les premiers édifices réalisés par Filippo Brunelleschi (1377 - 1446) témoignent d’une inspiration venant de l’Antiquité. On remarque notamment la première couple de la Renaissance (cathédrale Santa Maria del Fiore, achevée en 1420)

Avec le retour à l’antique se manifeste aussi des préoccupations techniques et scientifiques.
En architecture comme dans les autres arts, on observera une oscillation entre le style classique, fidèle à la simplicité et à l’idéal antique, et un maniérisme qui débouchera sur l’art baroque.

On traitera également des questions liées à l’urbanisme.

La Renaissance cherche la proportion, pour seule finalité la beauté fondée sur l’harmonie. Elle affirme la primauté absolue de la beauté.

Technique

Pilastre: ressemble à une colonne mais possède une fonction purement décorative.

Coupole: voûte en forme de vase retourné, de profil semi circulaire, parabolique et de plan circulaire, elliptique ou polygonal. C’est devenu un des traits caractéristiques de l'architecture de la Renaissance.

A connaître


Alberti (1404 - 1472), Palais Ruccelai (1453), façade de l’église Santa Maria Novella (1470).
Brunelleschi (1377 - 1446), Cathédrale Santa Maria del Fiore (1420), l’Eglise Santa Croce (1433).
Michel-Ange (1475 - 1564), coupole de Saint-Pierre et Place du Capitole, Rome.
Andrea Palladio (1506 - 1580), Villa la Retonda, Vicence en Vénétie.
Giorgio Vasari (1511 - 1574), Les vies (textes).


III. La Sculpture italienne à la Renaissance

Renouveau de la ronde-bosse (sculpture en relief, qui se détache du fond et autour duquel on peut tourner).
La sculpture cherche à atteindre une beauté idéale, dans de justes proportions. Pour cela, les statues greco-romaine sert de modèle.
Dans un soucis de réalisme, on va se tourner vers la connaissance de l’anatomie.
On cherche à donner plus de vie et plus de mouvement aux sculptures.

Les artistes de la Renaissance évoquent l’espace environnant les corps par un regard qui met en relation la sculpture avec les espaces connexes. La statue cesse d’être un tout clos sur lui-même pour devenir une présence se manifestant au sein d’un espace.

Avec le maniérisme vers la fin du XVIème siècle, on constate une tendance à étirer les corps, à complexifier les compositions en exprimant des émotions violentes.

Technique

Contrapposto: terme italien désignant une façon de représenter les corps humains en introduisant un léger déhanchement qui donne une impression de vie et de mouvement.

Ciseau: outil qui permet d’inciser le marbre.

A connaître

Benvenuto Cellini (1500 - 1571): Persée (1554).
Jean Bologne  (1529 - 1608): L’enlèvement d’une Sabine (1583).
Donatello (1387 - 1466): David (1593).
Michel-Ange (1475 - 1564): Pièta, David, Tombeau des Médicis, Moïse...
Verrochio (1435 - 1482) David (1476).

IV. La peinture italienne à la Renaissance


1. Repères:

On classe les oeuvres de cette époque en distinguant 2 périodes:
- Les peintres du Quattrocento qui sont les grands novateurs.
- Les peintres du Cinquecento qui atteignent la perfection dans leur genre.

On voit, au cours du XVIème siècle, apparaître le maniérisme qui se caractérise pas une certaine tendance à la répétition des formes et des procédés.

2. Généralités:

Le grand précurseur de la Renaissance en peinture est Giotto (1266 - 1337).
L’humanisme explique l’engouement des peintres à la façon de représenter le corps humain.
La recherche d’un idéal de beauté, d'équilibre, de clarté et le désir de vérité ont guidés les interrogations des artistes.
Les proportions sont élaborées mathématiquement, on réhabilite le nu, on donne du modelé aux personnages.

Les peintres s’attachent à reproduire la nature avec réalisme. Ils procèdent à une analyse scrupuleuse du monde extérieur pour reproduire au plus vrai, tel que l’oeil le perçoit. Pour cela ils se sont appuyés sur le savoir scientifique, en particulier les mathématiques.
La représentation de la lumière participe au soucis constant de réalisme.
Les artistes rompent avec des conventions propres à l’art gothique (fond d’or, hiératisme des figures, symbolisme).

Le maniérisme, qui apparaît à la fin de la Renaissance, caractérise une tendance chez un certains nombre de peintres, après Michel-Ange, à trouver leur style propre.
Caractéristiques du maniérisme:
- recherche d’un style sophistiqué par l’artiste plutôt que recherche de l’imitation de la nature.
- élaboration d’une symbolique complexe rompant avec la quête de simplicité des premiers tableaux de la Renaissance.
- goût prononcé pour l’émotion qui tranche avec la sobriété visée par les artistes du Quattrocento.
- allongement des corps qui perdent leur aspect sculptural.
- réalisme (parfois extrême) du détail qui peut accompagner un irréalisme de l'ensemble.

L’oeuvre picturale commence à valoir pour elle-même et non pour l’édifice auquel elle est rattachée en tant que finalité. L’art se conçoit comme une activité autonome.

3. Thèmes et styles

Illustrations d’épisodes bibliques.
Goût pour les récits mythologiques (greco-romains), les allégories.
Illustration d’une idée.
Rendre visible la complexité du monde.
Humanisation de la religion (fréquente apparition de la figure du Christ).
Fusion des genres (ex: Chapelle Sixtine, mythologie grecque + Ancien Testament).

Deux styles notables:
- La peinture de Florence, caractérisée par la précision du dessin
- La peinture de Venise, privilégie le rendu par la couleur plutôt que le dessin.

4. Techniques

Perspective linéaire, pour représenter un espace tridimensionnel sur un espace bidimensionnel en créant une illusion de profondeur au sein du tableau. Plus les objets sont loin, plus ils s'amenuisent. Le regard spectateur est al mesure de toute chose.

Perspective atmosphérique (ou aérienne), qui est suggérée non par des modifications dans les proportions des formes dessinées mais par un modification de la valeur des couleurs en fonction de l’éloignement.

Utilisation du clair-obscur et notamment le sfumato (technique qui rend le modelé des corps par une distribution adéquate de la lumière et de l’ombre.
Utilisation du glacis (dernière couche de couleur très claire et diluée qui homogénéise le tableau), qui renforce l’illusion réaliste.

Peinture de chevalet, libère l’oeuvre qui ne dépend plus d’un édifice.

5. A connaître

Peintres de la pré-Renaissance:

Giotto (1266 - 1337), Vie de Saint François d'Assise, 1295 - 1298.
Cimabue (1240 - 1302), Crucifixion.

Peintres du Quattrocento:

Sandro Botticelli (1445 - 1534), La naissance de Vénus, Le Printemps (1478).
Bellini (1425 - 1516), Le baptême du Christ, 1502.
Fra Angelico (v. 1400 - 1455), fresques du couvent de San Marco.
Mantegna (1431 - 1506), Christ mort.
Masaccio (1401 - 1428), Le paiement du tribut (1424 - 1427).
Piero della Francesca (1420 - 1492), La flagellation du Christ (1447 - 1449).
Paolo Uccello (1397 - 1475), La bataille de San Romano.

Peintres du Cinquecento:

Le Corrège (1489 - 1534), l’Assomption de la Vierge en Majesté (1526 - 1529).
Michel-Ange (1475 - 1564), La Genèse (1508 - 1518), Le Jugement Dernier (1537 - 1541), peints dans la Chapelle Sixtine.
Raphaël (1483 - 1520), Les différentes madones, l’école d'’Athènes (1509 - 1510).
Le Titien (v. 1485 - 1576), Saint Sébastien (1523), la Vénus d’Urbin (1538).
Le Tintoret (1518 - 1594),  Le paradis (1592).
Léonard de Vinci (1452 - 1519), la Cène (1497), la Joconde (1503 - 1505).
Véronèse (1528 - 1588), les noces de Cana (1562).

Peintres maniéristes:

Carrache (1560 - 1609)
Bronzino (1503 - 1572)
Le Parmesan (1503 - 1540)
Pontormo (1494 - 1556)

V. Le dessin à la Renaissance italienne

On notera l'effort des artistes pour représenter la nature, l’architecture et le corps humain de la façon la plus réaliste.
Parallèlement à le reproduction des textes classiques ont voit apparaître également différents types de reproduction des images.
Grâce aux diverses techniques de gravure, les images les plus célèbres vont circuler et être commentées.

Le dessin a un rôle fondamental dans la préparation des constructions architecturales. On peut envisager grâce à lui les différentes hypothèses de construction.

Le dessin rend sensible une idée et sert d’ébauche à un projet final que ce soit en architecture, en sculpture ou encore en peinture.

A connaître:


Sandro Botticelli
Albrecht Dürer
Piero della Francesca
Michel-Ange
Piranèse
Léonard de Vinci

VIII. L’art roman (±1050 - 1200) et l’art gothique (±1140 - 1520)

1. Repères:


L’occident romanisé connait une grave crise liée aux invasions barbares avec son lot d’obscurantisme et de régressions.
L’art roman se développe en Europe entre le Xème et le XIIème siècle.
L’art gothique s'est diffusé rapidement dans toute la chrétienté à partir d'un foyer français. On distingue plusieurs époques:


Naissance de l’art gothique (1140 - 1190)
Le Gothique classique (1190 - 1240)
Le Gothique rayonnant (1240 - 1350)
Le Gothique flamboyant (1350 - 1520)

2. Généralités:

Les termes “roman” et “gothique” proviennent à la base, d'un regard dépréciatif porté sur les périodes précédant la Renaissance.
Mais le Moyen Âge a été riche en création.
L’emploi du mot “roman” remonte au XIXème siècle, le mot “gothique date de la Renaissance.


3. Thèmes et styles:

Arts religieux. Ancien et Nouveau Testament.
Idée de la vie après la mort omniprésent.
Pensée très dualiste (bien/mal, terre/ciel).


Art roman

Les édifices religieux sont pensés comme un tout organique où chaque espace a sa fonction.
Influence de l’art byzantin dans la sculpture qui est indissociable d'une fonction architecturale.


Art gothique

Affirme la puissance économique, politique et sacrée.
Nouvelle iconographie, mariale notamment (célébrant Marie, mère de Jésus) reflétant  une certaine humanisation des principes théologiques.
Statues-colonnes.


4. Techniques:

Ogives (arc en diagonale marquant l’arrête d’une voûte).
Tympans (pièce de remplissage d’une voûte).


Art roman

Arcs cintrés (arcs circulaires).
Voûtes (offre une meilleure répartition des charges et permet donc d'agrandir l’espace intérieur pour accueillir  d'avantage de fidèles, les cathédrales apparaissent).


Art gothique

Arcs brisés (arcs concaves).
Croisée d’ogives et arcs boutants (meilleure répartition des charges, permet la construction d'édifices encore plus imposants).
Vastes vitraux.
Cathédrales, qui sont un ensemble de représentations sculptées, de vitraux et d'un art mobilier raffiné. Elles sont au coeur de l’organisation urbaine et économique.
Nouvelle attention portée aux corps, aux proportions naturelles.


5. A connaître:

Art roman

Cathédrale de Nevers.
Basilique de la Madeleine, Vézelay (vers 1130)
Cathédrale St Lazare, Autun
La vision de l’Apocalypse, tympan du portail de l’Eglise St Pierre, Moissac (XIIème siècle)
Tapisserie de Bayeux (1077 - 1082)


Art gothique

Cathédrale de Notre-Dame, Paris
Cathédrale de Chartres, façade (1145)
Cathédrale de Laon (1200 - 1215)
Cathédrale de Rouen (1ère moitié du XIIIème siècle)
La Sainte Chapelle, Paris (1242 - 1248)
Abbaye royale de Westminster, Londres (vers 1245)
Cathédrale de Strasbourg
Cathédrale de Gloucester
Le tympan de Dormition, statue-colonne, Strasbourg
L’Eglise et la Synagogue, statue-colonne, Strasbourg


Vitrail

L’arbre de Jessé, cathédrale de Chartres (vers 1145 - 1155)

VII. L’art de l’Islam (à partir de 610 ap. J.-C.)

1. Repères:

Naissance d’un art à la naissance de l’Islam.
Art à forte unité et homogénéité pendant près sept siècles.

Divers styles locaux correspondant à différentes époques historiques.

Civilisation

Les califes orthodoxes (632 - 661)
Les Omeyyades (661 - 750)
Les Abbassides (750 - 1258)
L’Egypte musulmane
Les Seldjoukides et les Mongols
L’Inde musulmane
L’empire Ottoman
L’Andalousie

2. Généralités:

L’art de l’Islam ne peut être détaché de la religion. C’est un art sacré.
La distinction entre sacré et laïc n'existe pas. On ne peut pas parler d'art profane, les objets ont toujours une dimension religieuse de part leurs ornements et leurs inscriptions.
Les mosquées sont des édifices consacrés à la religion, avec diverses parties pour chaque fonction.
Il existe également une architecture civile (palais princiers et hammams).

3. Thèmes et styles:

Interdiction de la figuration, aussi bien les images saintes que les représentation du vivant.
Pas de représentation du réel, ni d'imitation de la nature.
C’est un art non figuratif, très richement décoré.

4. Techniques:

Arabesques (répétition de motifs végétaux stylisés).
Multiplication et enchevêtrement à l’infini de formes géométriques basiques, rappelant des dentelles en pierre sculptée ou des fresques peintes.
Calligraphie (art de l’écriture, des lettres dessinées, peintes ou sculptées sur divers supports).
Muqarnas (niches alvéolées à l'entrée des mosquées)

5. A connaître:

Architecture

Mosquée des Omeyyades, Damas, Syrie (706 - 715)
Grande Mosquée, Cordoue, Espagne (785)
Grande Mosquée Abu Dulaf (minaret), Sammarra, Irak (849 - 852)
Madrasa Mustansiriyya , Bagdad, Irak (1233)
Palais de l’Alhambra, Grenade, Espagne (XIVème siècle)
Le Taj Mahal, Âgrâ, Inde (1632 - 1635)

Peinture

Miniature de l’Akbar Namé (fin du XVIème siècle)

Sculpture

Aiguière en céramique à tête de coq, Iran (XIIIème siècle)

VI. L’art de l’Asie

1. Repères:

Art distinct de l’art occidental.
Issue de certaines traditions très anciennes.

Civilisation

Inde

art kushana (Ier - IVème siècle)
art goupta (IVème - VIème siècle)
période médiévale (600 - 1300)
période musulmane (XIVème - XVIIème siècle)
période moderne (à partir du XVIIème siècle)

Chine

Chine antique (XXIIIème - IIIème siècle av. J.-C.)
Ere impériale: dynastie des Quins, des Hans, des Suis, des Tangs, des Songs, des Yuans, des Mings (1378 - 1644), des Quinqs.

Japon

temps préhistoriques (XIème millénaire av. J.-C. - VIème siècle ap. J.-C.)
Epoques Asuka et Nara (552 - 794)
Epoque Heian (794 - 1185)
Epoques Kamakura et Muromachi (1185 - 1573)
Epoques Azuchi-Momoyama et Edo (1573 - 1867)
Le Japon moderne (depuis 1868)

2. Généralités:

Art majoritairement religieux, avec l’art bouddhiste (art kushana), l’art hindou (art goupta). (Inde).
Architecture religieuse due aux nombreuses religion (bouddhisme, hindouisme, confucianisme, taoïsme). (Chine).
Art proche du pouvoir. (Chine).
Attention de l’art portée sur la complexité du monde, la patience. La création provient de cette contemplation.
Respect des traditions, peu d’originalité.
Influence japonaise chez des artistes occidentaux (Degas, Toulouse-Lautrec),  et dans les écoles (les Nabis, Pont-Aven)

3. Thèmes et styles:

Religion.
Nature.

4. Techniques:

Estampe (impression grâce à une planche de bois ou de cuivre gravée).

5. A connaître:

Chine

L’armée souterraine, dynastie Quin (v. 210 av. J.-C.)
La grande Muraille (Vème - IIIème siècle av. J.-C.)
La Cité Interdite (XIIIème - XXème siècle)

Artistes Ming

Dai Jin (1388 - 1462)
Wu Wei (1459 - 1508)
Don Qichang (1555 - 1636)

Japon

Spécialistes des estampes

Hokusai (1760 - 1869), Trente-six vues du mont Fuji
Utamoro (1754 - 1806), Dix types de physiognomoniques de femmes (fin XVIIIème siècle)
Hiroshighé (1792 - 1858), 53 Etapes de la route du Tokaido (1833)

Inde

Temple de Civa, Ellora
Temple de Mamallapuram

V. L’art romain

1. Repères:

Civilisation

La civilisation romaine s’est développée depuis la péninsule italienne dès le Vème siècle av. J.-C., à partir de la ville fondatrice de Rome, jusqu'au pourtour de la Méditerranée.

Politique

Les différentes périodes de l’art romain se recoupent avec les périodes de son histoire politique:
La fondation de Rome, 753 av. J.-C.
La République, 510 à 27 av. J.-C.
L’Empire, 27 av. J.-C. à 235 ap. J.-C.
Le Bas Empire, 235 à 337 ap. J.-C.

Chaque empereur laissera sa trace durant son règne grâce à un renouveau de monuments et d'oeuvres qui lui est propre.

2. Généralités:

L’art romain revendique sa glorieuse affiliation à l’art grec, en essayant toutefois de le dépasser.
Une majorité des monuments célèbrent des victoires militaires (arc de triomphe...).
Art à la fonction éminemment politique.

3. Thèmes et styles:

Personnages de la mythologie (univers grec).
Paysages sacrés.
Grand réalisme et refus d'idéalisation (portraits peu expressifs ajoutant une touche de sacré).

4. Techniques:

Illusion perspective (trompe l'oeil).
Fresque (peinture sur revêtement mural frais).
Apparition de la coupole (augmente les volumes intérieurs, élève les dimensions).
Emploi de “béton antique”, à base de divers matériaux noyés dans du mortier.

5. A connaître:

Architecture

Le Colisée, Rome (80 av. J.-C.)
Pont du Gard (v. 19 av. J.-C.)
L’Arc de Tibère, Orange (v. 14 - 37 ap. J.-C.)
Théâtre d’Orange (v. 50 ap. J.-C.)
L’Arc de Titus, Rome (85 ap. J.-C.)
Hémicycle du forum Trajan (v. 110 - 120 ap. J.-C.)
Panthéon, Rome (130 ap. J.-C.)
L’Arc de Constantin, Rome (315 ap. J.-C.)

Sculpture et reliefs

Fresque dite “Autel de Domitius Ahenobarbus” (fin IIème siècle av. J.-C.)
Statue “Barberini” (Ier siècle av. J.-C.)
Portrait d’Auguste (époque tibérienne)
Portrait de Vespasien (70 av. J.-C.)
Ara Pacis, Rome (9 av. J.-C.)
Colonne de Trajan (113 ap J.-C.)
Sarcophage avec la Mort de Méléagre (v. 180 ap. J.-C.)
Colonne de Marc Aurèle (192 ap. J.-C.)
Portrait colossal de Constantin (325 ap. J.-C.)

Peinture et mosaïque

Fresque de la Maison des Griffons, Rome (v. 80 av. J.-C.)
Mosaïque du Nil (v. 80 av. J.-C.)
Décor peint, Villa des Mystères, pompéi (60 av. J.-C.)
Fresque de la Maison d’Auguste (30 - 20 av. J.-C.)
Neptune et Amphitrite, Herculanum (v. 79 ap. J.-C.)
Portrait d'un boulanger avec sa femme (v. 79 ap. J.-C.)
Portrait, sarcophages, Hawara en Egypte (v. 100 ap. J.-C.)
Deux lions dévorent un sanglier, El Jem (IIème siècle ap. J.-C.)

IV. L’art grec

1. Repères:

Civilisation

Développée depuis le Troisième millénaire av. J.-C. jusqu'au deuxième siècle av. J.-C., de la Grèce propremement dite, jusqu'aux Cyclades, la Crète, la Côte de l’Asie Mineure, une partie du Sud de l’Italie, et aussi plusieurs port autour du bassin méditerranéen.

L’art grec se divise en quatre périodes:

- L’art géométrique (1100 - 700 av. J.-C.)
- L’art archaïque (700 - 500 av. J.-C.)
- L’art classique (490 - 323 av. J.-C.)
- L’art hellénistique (323 - Ier siècle av. J.-C.)

2. Généralités:

Place fondamentale de la religion, civile ou privée. Les thèmes principaux sont tirés de la mythologie.
Art civique puisque l’art est lié à la religion et que la religion est une obligation sociale.
On cherche a créer des formes sensibles correspondant à un idéal.

3. Thèmes et styles:

Religieux, mythologique.

4. Techniques:

On observe trois ordres majeurs:
L’ordre dorique, le plus simple, chapiteau des colonnes non décoré, frise d'alternance rainures/sculptures.
L’ordre ionique, plus ornementé que l’ordre dorique, colonnes plus élancées, chapiteau en “volutes”.
L’ordre corinthien, le plus décoré, plus ornementé encore que l’ordre ionique, chapiteau avec “feuilles d'acanthe”.
Invention du raccourci, perspective sommaire qui joue sur l’éloignement (pied plus petit si placé plus loin).

5. A connaître:

Architecture

Porte des Lions, Mycènes (vers 1275 av. J.-C.)
Temple de Zeus à Olympie (470 - 456 av. J.-C.)
Ictinos, Le Parthénon (447 - 438 av. J.-C.)
Théâtre d’Epidaure (fin du IVème siècle av. J.-C.)
Grand autel de Pergame et sa frise (180 - 160 av. J.-C.)

Sculpture

Statuettes des Cyclades (v. 2500 - 2300 av. J.-C.)
Kouros dédié à Apollon (fin du VIIème siècle av. J.-C.)
L’Aurige (v. 475 av. J.-C.)
Statue d'un dieu: Zeus ou Poséidon ; Dieu du cap Artémion (v 460 av. J.-C.)
Myron, Discobole (v. 450 av. J.-C.)
Phidias, Frise des Panathénées (v. 440 av. J.-C.)
Victoire rajustant sa sandale, balustrade du temple d’Athéna Niké (409 - 406 av. J.-C.)
Praxitèle, Apollon Saurotone ; Hermès avec le jeune Dionysos ; Aphrodite de Cnide (350 av. J.-C.)
Apollon du Belvédère (330 av. J.-C.)
Faune Barberini (fin du IIIème siècle av. J.-C.)
Vénus de Milo (v. 100 av. J.-C.)
La Victoire de Samothrace (début IIème siècle av. J.-C.)
Bustes de Socrate et de Platon

Peinture, mosaïque, céramique

Exekias, Amphore, Achille et Ajax jouant aux dés (v. 540 av. J.-C.)
La tombe du plongeur (v. 480 av. J.-C.)
La Bataille d’Alexandre, mosaïque (150 - 100 av. J.-C.)

III. L’art égyptien

1. Repères:

Civilisation

L’Epoque Thinite (-3000 -2700 av. J.-C.)
L’Ancien Empire (-2700 -2200 av. J.-C.)
Le Moyen Empire et les deux premières époques intermédiaires (-2200 -1550 av. J.-C.)
Le Nouvel Empire (-1550 - 1069 av. J.-C.)
La Basse Epoque et la troisième époque intermédiaire (-1069 -323 av. J.-C.)
L’Egypte des Ptolémées (-330 -30 av. J.-C.)

Pharaons

Hatchepsout (femme, entre 1478 et 1457 av. J.-C., XVIIIème dynastie)
Toutankhamon (homme, XVIIIème dynastie, Nouvel Empire)
Akhenaton (instaura nouveau culte en l'honneur du dieu solaire) et Néfertiti (XVIIIème dynastie, Nouvelle Empire)
Ramsès II (homme, règne de 66 ans de 1290 à 1224 av. J.-C., XIXème dynastie, Nouvel Empire)

2. Généralités:

L’art égyptien se caractérise par sa fonction éminemment religieuse et ses conventions de représentation fixées.
Il exprime un système de croyance religieuse, il possède une fonction magique.
Place importante de l'art funéraire, les Egyptiens croyaient en une vie matérielle après la mort.
Pyramides et mastabas (tombeaux) sont les “maisons” dans lesquelles les morts reposent pour l'éternité.
L’art égyptien est un art d'inspiration profondément réaliste (représentation du monde réel).

3. Thèmes et styles:

4. Techniques:

Perspective rabattue: certaines parties du sujet sont représentés de face (yeux, buste), d'autres de profil (épaules, tête). Hiérarchisation des personnages par leur taille.
Portraits très précis et ordonnance géométrique (sans opposition au grand réalisme).

5. A connaître:

Architecture

Plateau de Gizeh, Pyramide de Khéops, Le Sphinx (Ancien Empire, IVème dynastie)
Temple de Louxor (Nouvel Empire, XVIIIème dynastie)
Temple d'Hatshepsout (Nouvel Empire, XVIIIème dynastie)
Temple d'Amon-Rê Karnak (Nouvel Empire, XVIIIème dynastie)
Grand Temple d'Abou Simbel (Nouvel Empire, XIXème dynastie)

Sculpture

Statue de Sépa et Nesa (Ancien Empire, IIIème dynastie)
Le Scribe Accroupi (Ancien Empire, IVème dynastie)
Triade de Mykérinos (Ancien Empire, IVème dynastie)
La Statue-Cube de Senmout (Nouvel Empire, XVIIIème dynastie)
Buste de Néfertiti (Nouvel Empire, XVIIIème dynastie)
Cercueil de Toutankhamon (Nouvel Empire, XVIIIème dynastie)
Colosse d'Akhenaton (Nouvel Empire, XVIIIème dynastie)
Groupe d'Akhenaton et de Néfertiti (Nouvel Empire, XVIIIème dynastie)
Statue de Ramsès II (Nouvel Empire, XIXème dynastie)

Peintures et Reliefs

Tombe de Nakht (Nouvel Empire, XVIIIème dynastie)
Tombe de Ramosé (Nouvel Empire, XVIIIème dynastie)
Tombe de Nebamon (Nouvel Empire, XVIIIème dynastie)
Stèle représentant Akhenaton et sa famille (Nouvel Empire, XVIIIème dynastie)
Caveau de la Reine Néfertari (Nouvel Empire, XIXème dynastie)

II. Les arts premiers

1. Repères:

Aires géographiques

Afrique: Régions sub-sahariennes jusqu'à l’Afrique du Sud.
Océanie: Îles du Pacifique, Australie, Nouvelle-Zélande.
Amérique: Mexique, Pérou, Amérique du Nord.

2. Généralités:

Pourquoi "arts premiers"?
Oeuvres produites dans des aires culturelles loin de toute influence occidentale.

Valeur esthétique seulement reconnue au XXème siècle. (ex: Picasso et "l’art nègre").
Contexte d'émergence à considérer pour la compréhension et la signification ainsi que la connaissance des systèmes cosmologiques, mythologiques et religieux. puisque ce sont des oeuvres essentiellement symboliques.

3. Thèmes et styles:

4.Techniques:

5. A connaître:

Afrique

Masque Igala
Statuettes Afo
Statuettes Baoulé
Statuettes Mumuyé
Statuettes Fang
Statuettes Bakota
Architecture Dogon

Océanie

Art Asmat
Statues de l'île de Pâques
Île de l'Amirauté
Polynésie orientale
Style Maprik
Nouvelle Irlande
Nouvelle Calédonie
Art Mundugumor
Style Moyen-Sepik
La Papouasie

Amérique Centrale

Art olmèque
Art maya
Art de Teotihuacan
Art aztèque

Amérique du Sud

Art Chavin
Art Chimou
Art inca
Art mochica
Art paracas

I. L’art préhistorique

1. Repères:

-500 000 av. J.-C. premiers outils techniques, objets naturels travaillés par l'homme (coquillages, pierres)
-50 000 av. J.-C. art pariétal dominant. (art sur parois)

2. Généralités:

Sens de l’esthétique d’où naissance d'un art.

3. Thèmes et styles:

Art à représentation majoritairement animale.

4. Techniques:

Vision frontale avec perspective tordue: représentation des corps de profil avec torsion pour illusion de perspective.

Mains négatives: technique du pochoir.
Mains positives: technique du tampon.

5. A connaître:

Sites importants

La Grotte Chauvet...................................... env. -29 000 av. J.-C.
Pech Merle.................................................. env. -25 000 av. J.-C.
Lascaux....................................................... -15 000 et -13 000 av. J.-C.
Altamira...................................................... -13 500 / -11 500 av. J.-C.
El Castillo................................................... env. -14 000 av. J.-C.
Rouffignac................................................... env. -9 000 av. J.-C.